Olivier Le Bras est intervenu sur l’agriculture et l’agroalimentaire.

M. le Président, cher.e.s collègues,

8,4 milliards d’euros ; telle est la valeur de la production agricole bretonne.
A lui seul ce chiffre démontre que l’agriculture et l’agroalimentaire sont intimement liés à la Bretagne.

En effet, historiquement la Bretagne est la première région agricole et agroalimentaire de France ; ce qui signifie que ces grandes filières sont le socle de notre économie.

Les actions menées par la Région Bretagne en faveur de la modernisation agricole témoignent de notre attachement et de la confiance que nous portons aux agriculteur.trice.s breton.ne.s et à notre industrie agroalimentaire qui innovent chaque jour pour le développement économique de notre Région toute entière.

Ayant travaillé pendant 19 ans dans l’agroalimentaire, je mesure à quel point nous devons être en capacité de maîtriser notre destin, notamment par la poursuite de nos investissements en faveur de l’agriculture et de l’agroalimentaire afin d’assurer la pérennité de ces filières et de conquérir de nouveaux marchés. Synutra à Carhaix, Sill entreprises, ou encore Savéol en sont quelques exemples.

La profession agricole le reconnaît ; nous faisons notre travail dans le cadre des responsabilités qui nous ont été attribuées.
Nous avons aussi démontré, bien que des difficultés demeurent, notre capacité de

réactivité, avec le succès des plans porcins et bovins en 2016. Nous pouvons nous en féliciter. Et, si une nouvelle situation d’urgence se présente à l’avenir, nous saurons y répondre.

Une simple comparaison avec les pratiques des autres Régions françaises montre que la Bretagne est à la pointe pour le soutien à l’installation, pour la compétitivité par l’investissement, pour l’évolution vers des pratiques toujours plus durables.

Nous poursuivrons ces objectifs en 2017, avec notamment pour priorité le renouvellement des générations.

Depuis 2014, ce sont ainsi plus de 1 100 jeunes agriculteur.trice.s que nous avons accompagnés pour leur installation, grâce notamment à la dotation jeune agriculteur qui sécurise leur projet.

Notre action permet de privilégier l’installation-confortation des exploitations, et de sauvegarder le savoir-faire agricole qui participent à la renommée de la Bretagne.

Nous nous sommes, de plus, engagés dans la « Charte transmission des exploitations » avec pour objectif de favoriser la transmission et la reprise des exploitations agricoles.

Les premiers résultats sont probants : la dynamique d’installation est repartie à la hausse en 2016.

Mais, le Conseil régional l’a aussi bien compris : si nous souhaitons assurer l’avenir de nos filières agricoles et agroalimentaires ; nous devons assurer avec les industriels une montée en gamme de notre industrie agroalimentaire et promouvoir une image positive des produits bretons, qui sont aujourd’hui mieux valorisés grâce à la mise en œuvre, le 1er janvier dernier, de l’étiquetage en application du décret relatif à l’indication de l’origine des produits carnés et laitiers, obtenue par Stéphane Le Foll, mesure qui était demandée par la profession.

Notre conquête ne sera rendue possible que si nous poursuivons également notre soutien au développement et à la structuration des filières de qualité en Bretagne. Je pense en particulier à la conversion en agriculture biologique qui concerne aujourd’hui près de 500 agriculteurs.trice.s breton.ne.s.

Enfin, le Conseil régional de Bretagne soutiendra aussi, en 2017, le développement des circuits alimentaires de proximité et de qualité qui sont générateurs de valeur ajoutée, créateurs d’emploi, et qui recréent du lien entre l’agriculture et la société. Le projet alimentaire de territoire, Breizh Alim, que présentera notre collègue Hind Saoud, en est un très bel exemple.

Monsieur le Président, cher.e.s collègues, il nous reste encore du chemin à parcourir, mais nous avons tous les atouts pour réussir cette nécessaire adaptation de notre agriculture et de notre industrie agroaliementaire.

Je terminerai mon propos en parlant de notre relation avec l’Union européenne, alors que nous sommes entrés en discussion pour la préparation de la PAC post 2020.

Je voudrais d’ailleurs vous féliciter, M. le Président, pour l’alerte que vous avez donnée concernant les retards administratifs pour le traitement des dossiers et le versement des aides de la PAC, qui, il faut le dire, sont aberrants. Votre intervention a non seulement permis une prise de conscience ; elle a surtout ouvert la voie à un travail technique. Les premiers paiements vont, enfin, pouvoir être débloqués.

Je souligne, de plus, que lorsque l’organisme de paiement agit à l’échelon régional, cela s’avère efficace. Je pense ainsi à l’action que nous menons pour le traitement des fonds européens Feader dont nous avons l’entière responsabilité. Le dynamisme de la Région Bretagne a même été reconnu par la Commission européenne lors d’un Comité de suivi.

Monsieur le Président, cher.e.s collègues, nous pouvons être fiers du travail que nous accomplissons pour l’agriculture et l’industrie agroalimentaire bretonnes, car ce combat que nous menons est vital pour l’équilibre de nos territoires ruraux.

Fils de paysans et ancien ouvrier de l’agroalimentaire, je tiens à rappeler mon attachement profond à ces filières. En dépit de ce que peuvent en dire certain.e.s, pour nous, l’avenir est dans le pré.

Je vous remercie.