Gaëlle Nique est intervenue dans le débat sur le Rapport d’activité et de développement durable.

Monsieur le Président, cher.e.s collègues,

Comme chaque année vous soumettez à notre Assemblée le Rapport d’Activité et de Développement Durable de la Région Bretagne pour l’année 2016.

Il est tout d’abord essentiel de saluer le travail intense et remarquable des services dans la rédaction de ce document synthétique et pour autant précis, retraçant, chiffres à l’appui, l’action de notre Collectivité sur le territoire breton.

Au fil des années, ce rapport peaufine ses indicateurs afin d’être toujours plus lisible, plus cohérent et plus transversal.

Sont ainsi déclinés, dans l’ordre de présentation le rapport d’analyse par programme qui nous fournit une analyse fondée sur les quatre piliers du développement durable : environnemental, social, économique et démocratique.

Le bilan social, document de référence, qui démontre l’attachement de notre Exécutif quant à la qualité des conditions de travail de nos agent.e.s et cette volonté constante de favoriser le dialogue social dans une démarche de respect et d’ouverture d’esprit.

L’analyse du bilan de l’action de notre collectivité ne serait pas complet sans le bilan des émissions des gaz à effets de serre.

Pour la sixième année, ce bilan est réalisé par la Région Bretagne, qui avait anticipé depuis la précédente mandature, les Accords de Paris, et apporte la démonstration, par l’exemple, des choix forts qui sont les nôtres en faveur de la transition énergétique.

Enfin, l’analyse serait singulièrement défaillante si le rapport égalité femmes.hommes n’était pas réalisé année après année, document précis et rigoureux permettant de mesurer les impacts de nos politiques dans cette lutte constante, qui est la nôtre, contre les inégalités femmes.hommes.

Il convient ensuite de souligner avec force que la Région Bretagne est la seule Région de France à réaliser un tel rapport, alors que la règle de droit n’impose nullement d’effectuer cet exercice, sous cette forme tous les ans.

Cela démontre que notre Collectivité agit dans un souci constant de transparence, pour permettre aux Bretonnes et aux Bretons de savoir, d’appréhender et de mesurer la réalité de notre action.

Ce rapport d’activité et de développement durable est également un outil essentiel pour nous permettre de mieux répondre aux besoins de nos concitoyennes et de nos concitoyens.

Cet exercice d’introspection est gage de pertinence politique.

Quelques exemples pour mieux faire parler et vivre ce rapport 2016 :

Afin d’éviter que certains esprits malveillants ne tentent de s’emparer du retard pris quant au développement de la fibre sur notre territoire et ne mettent en exergue un taux d’affectation faible, nous allons leur rappeler que lorsque des difficultés techniques apparaissent, comme dans tout chantier d’ampleur et que surtout l’opérateur ne parvient pas à recruter de main d’oeuvre qualifiée.

Que fait la Région Bretagne ? Elle ouvre en urgence, en l’espace de cinq mois des formations idoines avec réactivité et pragmatisme.

Nous avons eu, depuis des années, cette lucidité et ce travail pour être la seule Région de France à offrir un maillage équitable de la fibre sur tout le territoire à l’horizon 2030, alors véritablement toutes ces petites critiques opportunistes sont singulièrement déplacées et ne résistent pas à l’analyse des faits.

Il est important de souligner que ce RADD dont le seul défaut être d’être affligé d’un tel acronyme, met également en lumière la politique menée par la Région Bretagne quant à la LGV.

Nous avons choisi un modèle économique dans lequel nous gardons la main et n’avons pas délégué comme pour la LGV Sud Europe Atlantique, la construction à un groupe privé, à seule fin de s’assurer que l’utilisation des fonds publics, ait un véritable impact positif sur la vie des Bretonnes et des Bretons, sur l’attractivité notamment touristique de notre territoire en modulant les tarifs, en Bretagne avec cet adage nouveau : « Plus c’est loin moins c’est cher. »

Autre point crucial particulièrement bien démontré par le rapport qui nous est soumis, la politique agricole.

Outre la poursuite de la mise en œuvre du Plan agricole et agroalimentaire pour l’avenir de la Bretagne, la Région a fait preuve en 2016 d’une réactivité exemplaire pour face aux crises agricoles et palier la détresse humaine qui en est le corollaire.

La déclinaison en acte est la suivante, le plan pour l’avenir de la filière porcine en Bretagne a multiplié par trois les interventions régionales en les portant à 30 millions d’Euros et un nouveau plan global de 30 millions € également a été mis en place pour la filière lait et bovins en Bretagne.

A ce titre, il convient également de rappeler que le renouvellement des générations est une priorité de notre politique agricole.

En 2016, la Région a soutenu, en complément de l’État, la dotation jeune agriculteur permettant une augmentation de 20 % du nombre des installations aidées par rapport à l’année précédente.

Notre action politique est sans cesse fondée sur le dynamisme et la réactivité.

Un dernier exemple, afin de ne pas saturer l’auditoire, doit être formulé quant-à la politique culturelle ambitieuse qui est la nôtre.

Ce rapport démontre qu’aucun grand projet de territoire ne peut prospérer sans grande ambition culturelle.

Notre budget dédié est en augmentation, de nouveaux grands chantiers ont été lancés, nous nous sommes emparés de cette inscription fondamentale dans la loi du 7 juillet 2016 de cette disposition essentielle : Article 1er « la création artistique est libre ».

En conclusion, je tiens à évoquer la politique remarquable, essentielle et vitale menée par notre collectivité quant à l’égalité femmes.hommes, principe trop souvent battu en brèche de nos jours par un obscurantisme réducteur et destructeur.

Le rapport égalité femmes.hommes souligne notre exigence de démocratie et de justice en la matière, comme le souligne fort justement le CESER en saluant notre démarche volontariste.

Il s’agit là d’un combat de tous les instants et la constitution d’un réseau de « référent.es égalité » ainsi que la réinstallation du Conseil de l’égalité femmes hommes démontrent avec force notre implication constante.

C’est à la racine que ce combat juste doit être mené, notamment en matière d’éducation et de formation, afin de casser les clichés et les idées reçues.

Le colloque institutionnel, Regards sur les parcours de formation des filles et des garçons : égalité et mixité qui s’est tenu en décembre 2016, est l’illustration parfaite de notre démarche et de nos convictions.

J’invite toutes et tous à lire l’intégralité des rapports qui nous sont soumis et qui emportent notre pleine et entière approbation.

Grâce à ce document nous sommes plus érudits et comme le disait Max Jacob : « l’érudition est bien loin d’être un mal, elle agrandit le champ de l’expérience et l’expérience des hommes et des choses est la base du talent ».

Je vous remercie de votre attention.