Ouest-France – 2 juillet 2017

« C’est un moment capital pour nous qui sommes la capitale de la Bretagne. Nous entrons dans une nouvelle ère, assure la maire de Rennes, Nathalie Appéré. Nous sommes désormais la métropole du Grand Ouest la mieux reliée aux centres de décisions nationaux et européens. »
L’élue rennaise y voit un atout majeur pour l’emploi. « Nos entreprises pourront plus facilement attirer les talents, convaincre des clients, persuader des investisseurs. La LGV bénéficiera ainsi à tous les habitants, mais aussi à toute la Bretagne. » Elle rappelle qu’un nouveau quartier de la gare, Eurorennes, va aussi sortir de terre. Avec la Métropole, la ville investit deux milliards d’euros dans ces chantiers majeurs.
« Nous sommes sur le podium des métropoles françaises pour la croissance de notre PIB, souligne encore Nathalie Appéré. Nous attirons plus de 5 000 nouveaux habitants par an tout en contenant la hausse des prix de l’immobilier. Nous trustons les premières places des territoires où il fait bon vivre, étudier, innover, investir. Et nous sommes convaincus que ça ne fait que commencer ».

Loïg Chesnais-Girard : « Du sens avec le TER »
Pour le président de la région Bretagne, la LGV est un outil essentiel pour l’équilibre et le dynamisme du territoire.
À peine quelques jours après s’être assis dans le fauteuil de président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard s’est retrouvé aux avant-postes de l’inauguration. Un détail qu’il n’a pas manqué de souligner avec humour devant Jean-Yves Le Drian, son prédécesseur à la présidence : « Les Bretons saisissent toujours leur chance. Vous avez vu ? Une semaine après mon arrivée à la présidence, hop, j’inaugure la LGV. »
Le nouveau patron de la Région a aussi salué ceux qui ont porté ce grand projet : « 25 ans de combats, par les élus et les acteurs de ce territoire, qui attendait cette ligne. »
Il a insisté sur l’essentielle interaction entre la LGV et le réseau TER breton, pour desservir au mieux la Bretagne. « La ligne à grande vitesse n’a pas de sens si elle n’est pas connectée. Elle va permettre aux villes bretonnes d’être plus proches, plus rapidement, de Paris, de l’Europe… »
Cette nouvelle ligne s’inscrit comme un levier majeur pour « le dynamisme et l’équilibre de la Région. Et c’est ce que nous voulons ».