Ouest-France – 13 juillet 2017 – Olivier PAULY

Le port de Brest devrait accueillir les activités industrielles liées aux énergies marines. À la clé, entre 300 et 1 500 emplois.

La Région investit plus de 200 millions d’euros pour faire de Brest le port des énergies marines renouvelables. Pourquoi Brest ?
Nous avons fait le pari que les énergies marines, et singulièrement l’éolien flottant, allaient être une réponse à la nécessaire transition énergétique. Compte tenu de la géographie marine, la façade atlantique européenne offre un potentiel important en ce qui concerne l’implantation d’éoliennes flottantes. Et Brest se trouve au milieu de cette façade atlantique. Les industriels pourront donc à terme y construire leurs machines puis les convoyer par bateaux sur les sites d’exploitation.

Mais quels industriels sont intéressés par une installation à Brest ?
Nous avons un accord avec Naval group (NDLR. ex-DCNS) pour mener une réflexion sur l’éolien flottant, les hydroliennes ou la géothermie des mers. Sabella cherche aussi à développer à Brest l’industrialisation de ses hydroliennes qui doivent être immergées entre Molène et Ouessant. Nous sommes aussi en négociations avancées avec Ailes Marines pour qu’elle construise à Brest les fondations nécessaires à ses éoliennes posées au large de Saint-Brieuc.

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a visité le chantier du port de Brest. Quelles réflexions cela lui a inspiré ?
Que les EMR devaient être une com- posante importante du futur mix énergétique français et qu’il y avait en outre la possibilité de créer une vraie filière industrielle. À Brest, les perspectives vont de 300 à 1 500 emplois, suivant les activités accueillies.