Le Télégramme – 27 juin 2017

À mi-parcours, élus du pays de Cornouaille et région Bretagne ont ouvert, hier soir, au Pôle universitaire quimpérois, les débats de la seconde phase du contrat de partenariat Europe-Région-Pays 2014-2020.

Sur les six ans du contrat, le conseil régional de Bretagne prévoit d’injecter, en Cornouaille, environ 26 M€ dans des projets principalement axés sur l’économie et l’emploi, le tourisme, la maritimité et la revitalisation des centres bourgs. « L’aide de la Région varie selon les besoins et la situation des pays sur la base d’un ratio par habitant qui varie de 15 € pour le pays de Rennes à près de 54 € pour le Centre-Ouest-Bretagne. Il est de 37,50 € pour le pays de Cornouaille », a reprécisé Laurence Fortin, la vice-présidente de la région Bretagne en charge de l’aménagement du territoire.
Aux 4,9 M€ de reliquat des 14 M€ de la période 2014-2017, la Région met donc au moins 12 M€ supplémentaires au pot cornouaillais, dont « 8 M€ seront disponibles dès 2017 », a signifié l’élue régionale. Au moins 12 millions car, en réalité, les Cornouaillais pourraient aussi, parallèlement, bénéficier du nouveau dispositif régional destiné à réhabiliter les centres-villes et bourgs. Ce fonds est doté de 28 M€. Dans le même ordre d’idées, la Région a, par ailleurs, accordé plus de 1 M€ à la seconde phase du programme de rénovation urbaine de Kermoysan, à Quimper.

« Créer des réseaux c’est important »
Mais pour en revenir au contrat de territoire, les négociations internes au pays de Cornouaille et avec la Région devront aboutir d’ici à l’automne afin que le conseil régional avalise, en décembre, l’ultime dotation accordée à partir de 2018.
Parmi les dossiers structurants en vue, le président de Quimper Cornouaille Développement, Ludovic Jolivet, a notamment cité le pôle d’échanges multimodal de Quimper (2019-2020), « 3 à 4 M€ de financement sur le contrat de territoire » à lui seul. Le vice-président de QCD, Michel Canévet, a, quant à lui, principalement évoqué une rénovation de tribune au stade Guy-Piriou de Concarneau. « D’abord parce que c’est le plus haut niveau de football dans le secteur et puis parce qu’on peut fédérer des entreprises autour de ce sport. Créer des réseaux, c’est important alors que les Cornouaillais sont plutôt individualistes », a-t-il soutenu.