Monsieur Le Président,

Cher.e.s collègues,

Ce rapport d’activité est un travail essentiel à la fois pour rendre compte de l’action, pour l’évaluer, et ainsi sans cesse l’améliorer et la rendre plus efficiente. Et ce document est d’une grande utilité à plusieurs titres.

Tout d’abord, pour jeter un œil dans le rétroviseur, retracer les temps forts l’année 2018… et mesurer le travail accompli, mais aussi l’ampleur de la tâche qui nous attend ! Ces actions nous les connaissons, nous les avons votées, mais il n’est pas inutile d’y revenir, pour redire, devant les Bretons qui nous ont élus en 2015, que nous sommes au travail et que oui, l’argent public est utilisé avec efficacité, dans l’intérêt et au service des habitants et des territoires.

Pour ne citer que quelques grandes actions phares :

  • 5 000 formations de plus en 2018 pour les moins qualifiés,
  • un nouveau navire – le Breizh Nevez 1 – pour le réseau de transport régional Breizh Go,
  • la création d’une nouvelle Agence de la biodiversité,
  • le lancement de la Breizh Cop et des 38 objectifs ambitieux au service des transitions,
  • Notre participation à la reprise du groupe Doux
  • des Assises régionales de la vie associative,
  • les premières rencontres du tourisme de Bretagne,
  • la pose de la première pierre du nouveau lycée Simone Veil, et le lancement de l’université des sciences et pratiques gastronomiques dans les ateliers Jean Moulin à Plouhinec
  • l’extension du Port de Brest et la concrétisation du futur terminal,
  • les premières rencontres internationales du patrimoine maritime et littoral,
  • de grands événements sportifs et culturels toujours plus rassembleurs…

Impossible ici de dresser une liste exhaustive du bilan 2018, mais personne ne peut contester le dynamisme et le volontarisme dont font preuve notre président Loig Chesnais-Girard, l’ensemble de son exécutif et de sa majorité, et ce dans un souci quotidien de faire vivre la démocratie régionale !

Au-delà de ce bilan annuel, ce RADD est aussi essentiel pour replacer notre action dans le temps long et rappeler ce qui fonde les valeurs et la philosophie de nos politiques. Elles visent non seulement à répondre aux enjeux immédiats, mais entendent anticiper les besoins face à une accélération des changements civilisationnels en cours…

Revenir dans le détail sur ce rapport n’aurait pas de sens.

Je veux néanmoins mettre l’accent sur quelques points :

Le premier, c’est notre capacité à provoquer les opportunités :

  • Notamment autour de l’ambition du gouvernement pour l’investissement dans la formation avec la déclinaison régionale du PIC. Cela se traduit non seulement par une augmentation significative des places de formations, mais par une offre de formations au plus proche des territoires, des entreprises et des demandeurs d’emploi
  • Provoquer et saisir les opportunités, je ne pouvais pas ne pas évoquer le pacte d’accessibilité et le contrat d’action publique pour la Bretagne qui, je le crois est un moment qui restera, pour construire la Bretagne de demain. C’est le succès de la méthode bretonne, du travail de notre Président Chesnais-Girard, qui a su fédérer l’ensemble des collectivités bretonnes et mener un dialogue constructif avec le gouvernement. Cela se traduit par le chantier enthousiasmant de la décentralisation, de la différenciation, mais aussi concrètement avec l’ambition réaffirmée de faire de notre région la locomotive du Bien Manger.

C’est aussi l’ambition que nous retrouvons dans la Breizh Cop. Au-delà des politiques sectorielles que nous menons, c’est de cohérence et de transversalité de l’action dont il est question. Il faut sans cesse rappeler que nous ne pouvons mener une transition écologique efficiente sans le souci de la justice sociale, ni sans une révolution démocratique ou culturelle qui n’associe pas l’ensemble des citoyennes et citoyens.

Enfin, ce RADD, c’est aussi la marque d’une collectivité qui prend ses responsabilités :

  • Responsabilité sociale à l’égard de ses agents,
  • Responsabilité sur l’enjeu essentiel de l’égalité entre les femmes et les hommes,
  • Responsabilité environnementale, qui se traduit à travers le bilan des émissions de gaz à effet de serre. On ne peut en effet pas demander aux collectivités, entreprises ou associations bretonnes de s’engager dans les transitions et de réagir face aux enjeux climatiques, si nous ne montrons pas nous-mêmes l’exemple dans la gestion de notre collectivité et de son patrimoine.

Enfin, à nouveau je voudrais saluer les agents de la Région pour ce travail de compilation des données, de construction d’indicateurs…  mais à travers ce travail, celui de tous nos agents au quotidien pour faire vivre nos politiques sur nos territoires et au-delà de la région…

Un travail, je l’ai dit, essentiel pour donner du sens à l’action publique en Bretagne.