Conseil régional de Bretagne – Session du 22 juin 2018

Projet de décision modificative n°1 au budget 2018

Intervention de Philippe Hercouët

Monsieur le Président,
Cher.e.s collègues,

La décision modificative qui est proposée aujourd’hui s’inscrit parfaitement dans la continuité de notre vote du budget primitif, et dans la mise en œuvre de notre politique générale.

Je ne reviendrai pas sur l’ensemble mais cette décision modificative apporte des nouveautés – qui démontrent notre réactivité – sur lesquelles je voudrais revenir, car elles sont à la fois emblématiques et stratégiques.

Le soutien apporté à la filière volaille suite à la liquidation du groupe DOUX a été abordé à plusieurs reprises.

Il faut le souligner, le mode de fonctionnement de ce groupe, le type de produits, les marchés, avec le soutien européen, ont eu leur justification à une période donnée, et ont permis un développement de la filière et des emplois.

Mais ce système est devenu caduque, compte tenu des équilibres internationaux, et des attentes de la société.

Alors ne rien faire aurait entraîné la perte d’activité pour les éleveurs, pour les salariés, pour les entreprises d’amont et d’aval, avec des répercussions en cascade.

Il aurait également été facile d’agir en urgence, d’aider et de se retrouver, comme cela a déjà été le cas dans le passé, dans la même situation quelques années plus tard.

Le choix qui a été fait, a été courageux et novateur. Il s’agit d’accompagner cette filière, de la reconstruire, avec pour objectif de mettre en place une filière durable, qui réponde aux attentes du consommateur, qui préserve durablement les emplois, tant pour les éleveurs que pour les salariés, avec des modes de production novateurs et un projet d’usine nouvelle adapté au besoin.

Cela s’est fait à travers le projet d’une production améliorée, de qualité supérieure, qui permettra aussi de reconquérir le marché intérieur.

Mais ce qui est important de noter, c’est que :

– d’une part cette démarche a été construite avec les éleveurs, avec les coopératives, avec les opérateurs privés, avec les banques ;

– d’autre part qu’elle fait appel à un montage financier original à la fois par des accompagnements financiers directs, et des participations au capital qui permettent d’aller plus loin.

Je voudrais aussi souligner que ce partenariat mis en place permet de poursuivre l’activité existante, en attendant la mise en place de la nouvelle production.

C’est donc un vrai projet d’avenir pour la filière volaille et au-delà pour l’activité économique en Bretagne.

C’est donc bien autre chose qu’un simple montage financier comme cela a pu être dit par certains.

Ce plan de filière vient s’ajouter aux plans de filière déjà existants et mis en place qui concernent le porc et le bovin, que nous avons déjà eu l’occasion de voir ici.

En résumé, le financement accompagne la préservation de l’activité existante et permet d’accompagner l’activité future.

Ainsi, agir rapidement aujourd’hui, collectivement, pour préparer demain : c’est bien ce qui guide en permanence notre action, et ce que cette décision modificative illustre très concrètement.

(Seul le prononcé fait foi)