Photo : Groupe Socialistes & Démocrates – Région Bretagne

Pour une stratégie concertée en faveur des jeunes sortis de formation initiale sans diplôme – Cadre régional de référence.

Intervention de Maxime Picard

 

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Il y a deux manières d’apprécier la mise en place de notre stratégie en matière de lutte contre le décrochage scolaire

La première, clinique, consiste à partir du constat que notre compétence en la matière est quelque peu imbriquée dans la compétence conservée par l’État.

De manière explicite, notre compétence est donc de coordonner la prise en charge des jeunes en situation de décrochage. Concrètement, ce travail prend corps au sein des plate-formes territoriales de suivi et d’appui aux décrocheurs, aux côtés des CIO et des Missions Locales.

Nous pourrions nous contenter de restreindre notre angle de vue à une lecture minimaliste de cette compétence, et n’agir que de manière symbolique.

Notre intention n’est pas celle-là et le rapport présenté en témoigne. Notre ambition repose donc sur notre capacité à agir en partenariat avec les acteurs du monde de l’éducation et de l’insertion. C’est déjà une ambition de taille !

Et puis, il y a une seconde manière d’inscrire cette politique dans notre action régionale. Nous avons suffisamment rappelé notre engagement de permettre à chaque Breton de s’inscrire dans un projet d’émancipation, en lui donnant accès à des droits économiques essentiels, la formation, l’orientation professionnelle.

Ce discours doit se concrétiser pour chaque Breton, et en priorité pour ceux qui sont le plus exclus de nos politiques publiques. Notre vocation est donc non seulement de ne pas détourner le regard de ceux qui ont quitté dans l’échec le système scolaire, mais de nous mobiliser pour permettre des possibles à chaque jeune Breton.

A la jonction de l’insertion, de la formation, de l’éducation, il ne peut y avoir d’angle mort. Nous nous occupons de tous et de chacun, n’en déplaisen à certains. Rien que sur le Pays de Vannes, je relève plusieurs actions territoriales expérimentales destinées aux publics les plus fragiles : accès à l’école numérique Kercode, action des compagnons-bâtisseurs, actions auprès des détenus, etc. De même, nous avons repris le dispositif Nacre et de manière générale nous soutenons la création d’activité par les publics les plus éloignés de l’emploi, et il faut citer là le Diplôme Universitaire de créateur de PME -TPE dans l’économie sociale et solidaire porté par l’UBS.

Bref, notre objectif au travers de cette politique est de l’ordre du repérage et de la remédiation : le repérage, car nous ne devons laisser échapper aucun jeune Breton de la solidarité régionale. La remédiation, car dans la diversité des situations repérées, il nous faut imaginer toutes les réponses utiles pour redonner un avenir à toute notre jeunesse.