Conseil régional de Bretagne – Session du 22 juin 2018

Le plan breton pour l’eau et la stratégie de la Région Bretagne pour la préservation de la ressource en eau et des milieux aquatiques

Intervention d’André Crocq

Thierry tu as insisté là-dessus, mais on n’a pas mesuré suffisamment et je pense collectivement, combien il n’y avait pas de développement économique sans une eau en quantité et en qualité.

De la même manière pour l’énergie, il n’y a pas de développement humain, pas de développement économique,  sans une énergie disponible. Et aujourd’hui et encore plus demain, sans une énergie durable.

Sur les questions de biodiversité, on mesure aujourd’hui l’ampleur de la tâche : on a un immense défi devant nous.

Finalement ces trois sujets se rejoignent totalement dans la Breizh Cop.

Nous avons vu juste quand nous avons dit qu’il fallait ce grand mouvement en Bretagne pour appréhender ces questions majeures pour le développement de notre région.

Ces trois questions finalement nous amènent d’abord à des questions de gouvernance. L’eau a longtemps été citée comme le millefeuille parfait où tout le monde s’occupait de tout, où on ne voyait pas comment les solidarités pouvaient fonctionner, là où se prenaient les décisions, là où on pouvait vraiment peser.

Je pense qu’il y a du travail de fait ces dernières années. La Bretagne a été assez exemplaire. Ce Parlement de l’eau qu’on a institué est assez unique dans le panorama  national. Il nous est envié sur d’autres territoires.

Maintenant il faut aller  plus loin. Je suis convaincu que les dernières dispositions législatives et réglementaires nous y aident. La GEMAPI, qui a été difficile à adopter, là où il y a encore énormément à faire, est un outil qui vient renforcer ces moyens de gouvernance.

Je pense qu’en ayant un parlement régional de l’eau avec une meilleure représentation des élus, où les EPCI qui ont cette compétence GEMAPI trouveront toute leur place, va encore renforcer le travail entrepris depuis plus de 30 ans en Bretagne.

Deuxième point sur les questions de solidarité. Bien sûr ce sont des questions importantes.

Je pense que sur le volet inondation, sur les questions de grand cycle de l’eau, il y a énormément à faire.

Mais n’oublions pas aussi tout le travail qui a été fait notamment par les départements sur le petit cycle de l’eau.

Aujourd’hui ces  solidarités jouent à plein.  Il y a énormément de territoires qui aujourd’hui n’auraient pas d’eau en quantité ou en qualité, si ces solidarités n’avaient pas joué.

Et outils de solidarité majeure, je sais Thierry que tu es très mobilisé sur la question, ce sont les agences de l’eau.

Quel meilleur outil de solidarité entre nos territoires que cet outil qui nous a été envié du monde entier.

S’il y a un outil original en France, envié quasiment par l’ensemble des nations et des pays développés en particulier, ce sont bien les agences de l’eau.

Or que fait-on en ce moment, on affaiblit leurs moyens.  Donc on affaiblit les moyens de jouer à plein la solidarité dans le domaine de l’eau. Je pense qu’il faut qu’on soit tous mobilisé sur cette question des moyens d’action présents et à venir des agences de l’eau.

Je rappelle que sur les questions d’assainissement tant collectif qu’individuel, si les agences de l’eau n’avaient pas été là depuis plus de 30 ans, combien de collectivités auraient été au rendez-vous de ces enjeux.

(Seul le prononcé fait foi)