Monsieur le Président,
cher.e.s collègues,

En complément de la présentation de l’intervention de Georgette Bréard qui a posé le cadre de la formation professionnelle initiale en Bretagne, je souhaite apporter quelques précisions.

Il est de notre responsabilité d’être efficace pour  offrir aux jeunes bretonnes et bretons des formations, des qualifications, des parcours de réussite ainsi qu’une véritable égalité des chances dans tous  nos  territoires.

Pour cela, nous mettons toute notre énergie au service de la valorisation et du développement de la formation professionnelle.

Ainsi, la carte des formations professionnelles initiales, aujourd’hui soumise au vote, prend en compte ces attentes mais répond également aux besoins en compétences des entreprises, en cohérence avec les stratégies de développement économique que nous élaborons avec elles et en adéquation avec les enjeux d’aménagement des territoires.

Ainsi qu’il a été rappelé, c’est au terme de plusieurs mois de procédure, du dépôt des projets par les établissements à l’instruction multi-critères, que nous proposons aujourd’hui une évolution de la carte pour la rentrée 2018 cohérente avec le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations et de l’Orientation Professionnelles adopté en juin dernier mais aussi avec le document d’orientations des formations professionnelles adopté en octobre dernier.

Cette carte est donc le fruit d’un véritable travail partenarial comme l’a rappelé notre Vice-Présidente, tout d’abord avec les autorités académiques car nous recherchons avant tout la complémentarité entre toutes les voies de formation, en adoptant une approche transversale plutôt que cloisonnée. Priorité à la fluidification des parcours et au rapprochement des lycées professionnels et des Centres de Formation d’Apprentis.

Un véritable travail partenarial grâce aussi aux relations étroites et indispensables que nous construisons avec les branches professionnelles et les partenaires sociaux. Ces nombreux échanges permettent une analyse approfondie des besoins en compétence par bassin d’emploi.

Et enfin le CREFOP qui a été associé à chaque étape de la construction de la carte et formule un avis sur les propositions retenues.

Vous l’avez compris, notre objectif majeur reste bien de garantir l’accès de tous à la qualification, du premier niveau de qualification jusqu’aux niveaux supérieurs, tout en conciliant le développement économique des territoires.

Et C’est par une vision globale et une connaissance de l’ensemble de l’offre de formation qu’il est possible de faire bénéficier au jeune un accompagnement dans son travail d’orientation, de lui permettre un parcours individualisé.

C’est aussi une vision multisectorielle des besoins en compétences et en emploi qui permet la structuration de l’appareil de formation.

Et c’est enfin par une régulation qu’il est possible de répondre à l’exigence de l’aménagement du territoire et de favoriser la mutualisation des plateaux techniques.

Qui mieux que la région pour assumer ce rôle ?

Dans ce contexte, je ne reviendrai pas, cela a été fait, sur le projet de réforme gouvernementale sur l’apprentissage largement évoqué hier et également ce matin, mais je tiens à rappeler que si nous partageons l’ambition de trouver les voies et moyens de rendre l’apprentissage plus attractif, nous défendons avec force l’idée, à l’image du travail présenté aujourd’hui, que les Régions constituent l’échelon pertinent pour conduire ces politiques de formation au regard notamment de la diversité de nos territoires.

Je vous remercie.

Télécharger le discours en PDF : Carte_formations_professionnelles_initiales-G.Le.Meur