Ouest-France – 13 juillet 2017 – Léa SOULA

Une semaine après la signature du contrat de ruralité, visant à redynamiser les communes, Fougères agglomération signait, hier, la convention de partenariat économique avec la Région.

Le contrat, qui concerne les 59 intercommunalités de la Bretagne, cherche à combiner les objectifs économiques au niveau régional avec les stratégies et les compétences locales. En bref : plus d’échanges et une action plus cohérente.
Car aujourd’hui, c’est la Région qui insuffle le développement économique. Avec la signature de ce contrat, la Région et Fougères agglomération vont donc travailler ensemble dans la même direction.

Trois grands axes
Trois grands axes sont communs aux 59 conventions qui doivent être signées avec toutes les intercommunalités d’ici à 2021. D’abord, mettre l’accent sur les compétences locales. Ainsi, pour Fougères, le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, insiste sur les compétences industrielles de la ville, entre entreprises de chaussures, de textile, mais aussi filière agricole importante. « C’est aussi cette création-là qu’on doit encourager. »
Le deuxième volet met en place des soutiens aux entreprises et aux emplois, à l’aide de subventions. Un dispositif d’aide aux commerçants et à l’artisanat, notamment dans les centres bourgs, sera aussi développé à Fougères agglomération.
Enfin, le troisième volet concerne le dispositif d’accueil et d’accompagnement aux entreprises : un Service public de l’accompagnement des entreprises, ou SPAE. Il s’agira, pour les acteurs de ce contrat, de proposer une aide plus réactive, plus claire pour les entreprises qui veulent s’installer dans l’intercommunalité. Des offres foncières et imobilières, mais aussi une valorisation du numérique sont notamment au programme.

Les priorités pour Fougères agglomération
Avec un taux de chômage de 7,4 %, mais aussi 21 % d’emplois industriels et des entreprises nationales, Fou- gères agglomération compte sur ce contrat pour développer son attractivité et faire venir de nouveaux acteurs économiques.
« Notre territoire mérite une plus grande notoriété », explique Bernard Marbœuf, président de Fougères agglomération.
Mais la mobilité reste au cœur des préoccupations. L’agglomération est en retrait concernant notamment le très haut débit. « Aujourd’hui, Megalis est, non seulement en retard, mais n’est plus adapté ni à l’urgence ni aux exigences actuelles », avoue Bernard Marbœuf.
Le problème des transports a, lui aussi, été évoqué. Outre le manque de trains, la ligne Fougères-Rennes est jugée trop lente : environ une heure actuellement pour relier les deux villes.
Mais pour accélérer les échanges, il faudrait ne plus desservir certaines communes. Une solution qui n’est, pour le moment, pas encore adoptée.