Pierrick Massiot : « la gare de Redon ne perd rien, elle gagne »

Dans un courrier, Pierrick Massiot, Président du Conseil régional, a tenu à rassurer les élus et acteurs économiques, mobilisés autour de la future desserte TGV en gare de Redon : « l’arrivée de la Grande Vitesse en Bretagne va très nettement améliorer l’accessibilité et l’attractivité de l’ensemble de nos territoires, grâce à un gain de temps moyen de 45 minutes vers Paris ». Au-delà, elle redessine l’offre ferroviaire bretonne toute entière, dans une complémentarité TGV et TER exemplaire, dont Redon va pleinement profiter. La gare de Redon ne perd rien, elle gagne : les TGV seront plus rapides, les TER plus nombreux et mieux connectés.

Le Conseil régional s’est très fortement investi pour que la Bretagne franchisse cette étape clé, en termes d’infrastrucures et de services proposés. « Nous avons défendu, auprès de la SNCF, une desserte TGV qui conforte toutes les gares concernées, en offrant les meilleurs temps de parcours vers la pointe bretonne », insiste le Président de Région. « Le TER étant au cœur de nos compétences, nous avons aussi mené avec le transporteur un travail majeur et inédit sur la complémentarité, la plus pertinente possible, entre TER et TGV ».

La desserte TGV pour Redon : 20 liaisons par jour et un gain moyen de 52 minutes vers Paris

En 2017–2018, il existera 20 liaisons possibles par jour entre Redon et Paris, avec un gain de temps de parcours moyen de 52 minutes. Il y aura correspondance entre TGV et TER pour certaines liaisons à Rennes mais ses conditions ne seront pas celles d’aujourd’hui : elles seront optimisées, garantissant au voyageur une réelle continuité de service. Les temps d’attente, en effet, ne dépasseront pas 15 minutes. Au terme d’importants travaux, il faut imaginer à Rennes, en 2017, une nouvelle gare où les changements entre TER et TGV seront facilités. Et le Président Massiot de faire remarquer « qu’en Bretagne, 96 % des TER arrivent à l’heure, ce qui est nettement meilleur que la régularité moyenne du TGV ».

A noter que cette complémentarité TER/TGV fonctionnera également pour des liaisons quotidiennes avec Lille, Lyon et Strasbourg, de même qu’avec Roissy et Massy.

La possibilité nouvelle d’un TGV Redon-Paris, tôt le matin

L’offre de TGV directs relève directement de SNCF qui, depuis quelques années, ne souhaite plus, pour des raisons commerciales, desservir les villes moyennes. « Mais ce n’est pas notre manière d’envisager la desserte de la Bretagne », réagit Pierrick Massiot. Globalement, l’objectif de la Région est que soit maintenu les arrêts TGV dans toutes les gares actuellement desservies, tout en favorisant les gains de temps vers la pointe bretonne. « Ce combat, nous l’avons mené pour tous les territoires, de manière à proposer des TGV plus rapides mais aussi des TGV qui fassent escale à Redon, Lamballe ou Vitré », au prix d’un engagement financier conséquent pour la collectivité (10 M€ supplémentaires/an).

Concernant Redon, la Région a demandé à SNCF de nouvelles études techniques avec l’espoir d’aboutir à une solution permettant aux usagers de Redon d’arriver avant 9h à Paris, via un TGV direct.

La desserte TER : 37 TER par jour et un gain moyen de 15 minutes vers Rennes

En 2018, 37 TER s’arrêteront chaque jour à Redon entre 6h30 et 22h. Aux heures de pointe, un train reliera Redon à Rennes toutes les ½ heures et les voyageurs gagneront en moyenne 15 minutes par trajet, grâce à la nouvelle organisation des circulations. Une attention équivalente a été portée à la liaison Redon-Vannes et les Pays de la Loire accordent la même importance à la circulation avec Nantes. L’enjeu est donc, bel et bien, de répondre aux besoins des nombreux habitants travaillant ou étudiant hors Redon, ainsi qu’aux attentes des élus et décideurs locaux concernant l’attractivité du Pays, à l’échelle régionale et interrégionale.

Une offre qui évoluera après 2017, en fonction de la fréquentation de la gare de Redon

L’offre TER et TGV mise en place en 2017/2018 sera amenée à évoluer. A ce propos, le Président Massiot a rappelé l’ouverture de la ligne électrifiée Rennes-Saint-Malo pour laquelle, au départ, un seul aller-retour TGV était positionné : « il y en a 3 actuellement par jour, compte tenu de l’augmentation de la demande ».

C’est pourquoi les élus locaux et la Région ont tout intérêt à porter et valoriser ensemble l’offre TER et TGV sur Redon. Plus la gare sera fréquentée et plus l’évidence d’un marché TGV s’imposera. « Notre ambition est donc commune », conclut Pierrick Massiot dans son courrier, « le PEM est le symbole de cet engagement ».