Michel Morin, Vice-Président du Conseil régional de Bretagne en charge de l’agriculture et de l’agroalimentaire, était à Bruxelles les 2 & 3 septembre afin de défendre les intérêts de la Bretagne, en amont du Conseil des ministres européens de l’agriculture du 7 septembre.

L’élu breton a en particulier écahngé avec le cabinet du Commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, mais aussi avec des représentants des gouvernements français et luxembourgeois (qui assure actuellement la présidence du Conseil), le secrétaire général du Copa-Cogeca (fédération des principaux syndicats et coopératives agricoles européens), ainsi qu’avec les députés européens Isabelle Thomas et Eric Andrieu.

Michel Morin a alerté ses interlocuteurs sur la gravité de la crise qui touche en particulier les agriculteurs qui ont récemment investi, ce qui est une menace pour l’avenir. Il leur a fait part de sa préoccupation quant aux distorsions de concurrence entre pays européens sur les plans sanitaire, social, et du bien-être animal. Il a plaidé pour un étiquetage transparent de l’origine des viandes dans les produits transformés, la levée de l’embargo sanitaire russe, le relèvement des prix d’intervention pour le lait et, à moyen terme, la création d’outils de régulation de marché efficaces.

Le Vice-Président a déclaré : « je suis impressionné par les résultats déjà obtenus par Stéphane Le Foll, avant même la réunion du Conseil. Son action a déclenché une prise de conscience à Bruxelles et dans les capitales européennes : oui, il y a une bien crise dans trois filières (lait, porc, bœuf) et, oui, il faut trouver rapidement des solutions européennes à ces crises. Cela me donne l’espoir que le Conseil de lundi prochain, à l’initiative de la France, débouche sur des avancées concrètes, au moins à court terme.

Je tiens à rappeler qu’à plus long terme, la Région Bretagne a mis en place des aides à l’investissement à un niveau sans précédent. Ces aides sont d’ores et déjà à la disposition des agriculteurs bretons ; à eux de s’en saisir. Mais avant cela, il faut répondre à l’urgence au niveau européen ».